La consommation de cannabis est fréquente en milieu festif. Ce produit agit sur l’humeur, les sensations et le comportement. S’il est relativement populaire, il reste peu ou mal connu. Plus de conseils et d’outils pour soutenir une consommation responsable.

LES TYPES DE CANNABIS

Le cannabis est une forme de chanvre dont le principe actif (psychotrope) le plus connu est le THC (tétrahydrocannabinol). On le trouve sous différentes formes, à savoir : 

  • L’herbe (marijuana, ganja, beuh,…) composée des feuilles supérieures,
    des tiges et du haut des fleurs séchées. L’herbe est très odorante. Elle est
    majoritairement fumée (joint, pipe,…)
  • Le haschich (hasch, shit,…) est fabriqué à partir de la résine produite par la plante. A cette essence de cannabis  sont ajoutés toutes sortes de liants d’origines diverses selon les scrupules du producteur : paraffine, matières grasses, miel mais parfois aussi de la colle, de la terre,… Il se présente sous la forme d’une pâte assez dure (barrette) dont la couleur varie du vert au noir en passant par le brun. Son odeur est plus légère que celle de l’herbe. Il peut être émietté et fumé en mélange avec du tabac ou ingéré.
  • L’huile de cannabis est la préparation qui contient la plus haute concentration de THC. La consommation de l’huile de cannabis est rare et consommée en général au moyen d’une pipe à eau.
  • Le cannabis synthétique est vendu sous la forme d’herbe ou de feuilles (très ressemblant au vrai cannabis) sur lesquelles on a pulvérisé le produit synthétique, ce qui rend le dosage très difficile à estimer pour le consommateur. De ce fait, le cannabis synthétique peut être plus dosé, peut augmenter les risques liés à sa consommation et parfois même provoquer un arrêt respiratoire.

L’effet majeur recherché du cannabis est l’amplification de l’humeur (rire facile) et des sensations (sentiment de relaxation, de légèreté, de flottement). Les perceptions auditives (sons) et visuelles (couleurs) sont également plus intenses. Les perceptions du temps et de l’espace peuvent être altérées et des associations d’idées diverses et variées se présentent à l’esprit.

LES RISQUES

Les risques pour la santé

Des effets moins agréables peuvent être rencontrés :

  • Déprime au lieu d’euphorie si le consommateur est inquiet ou angoissé,
  • Sensation d’angoisse possible lors de la montée des effets du produit,
  • Diminution de la concentration et de la capacité d’attention,
  • Sentiment de paranoïa souvent lié au dosage de THC,
  • Irritabilité,
  • Risque de malaises liés à une surdose (effet retard) après avoir ingéré du cannabis (space-cake, huile de cannibis…),
  • Troubles du mouvement, vertiges, détente musculaire et parfois somnolence,
  • Sécheresse de la bouche, blanc de l’œil rougi,
  • Hypoglycémie (diminution du taux de sucre dans le sang), sensation de faim et malaises qui disparaissent après avoir mangé du sucre,
  • Modification du rythme cardiaque, de la pression artérielle et tachycardie.

Les risques pour la santé liés à la consommation de cannabis sont moins probables lors d’une consommation occasionnelle.

  • Le cannabis, comme toutes les autres substances psychotropes qui se fument, fait courir les mêmes risques que le tabac (irritations, bronchites, cancers,…) et d’autant plus s’il est mélangé à celui-ci. Ces risques sont dus entre autres au mode de consommation (fumée retenue longtemps dans les poumons), à la température élevée de combustion du cannabis et au fait que la fumée de cannabis ne soit pas habituellement filtrée.
  • Le cannabis modifie la perception visuelle, diminue la vigilance et les réflexes. Ces effets peuvent faire courir des risques aux consommateurs (violence, conduite automobile risquée, relations sexuelles non désirées et/ou non protégées…).
  • Quand le cannabis est avalé, il y a un risque de consommer plus que souhaité. Malheureusement, le consommateur s’en rend compte trop tard car l’assimilation du produit est plus lente que lorsqu’il est fumé.
  • Le cannabis, comme la plupart des psychotropes, renforce l’état d’esprit du consommateur. Si ce dernier est mal dans sa peau, une crise d’angoisse ou de panique peut survenir. C’est que l’on appelle faire un « Flip » ou « Bad trip ». 

CE QUE DIT LA LOI

Le cannabis est considéré par la loi comme un stupéfiant illégal. Sa fabrication, sa vente, son achat et sa détention constituent une infraction et sont passibles de sanctions pénales.

La Directive du 1er février 2005 accordait une certaine tolérance aux plus de 18 ans.

Cependant, un nouvel Arrêté de Loi, publié au Moniteur Belge le 26 septembre 2017, annule les dispositions de 2005 et donne à la justice, à la police et aux douanes davantage de moyens pour lutter contre les « Nouvelles substances psychoactives ». Le ton général est à l’interdit et à la criminalisation.

La vente, la détention et la consommation de drogue sont interdites de même que le fait de faciliter l’usage, notamment en fournissant un local. Les exploitants d’établissements (bars, boîtes de nuit, …) qui y tolèrent l’usage de psychotrope sont concernés.   

 

La consommation de ces mêmes substances en présence de mineurs est une circonstance aggravante.

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